Jesus blood never failed me yet – Gavin Bryars, old man in the street

L’histoire incroyable d’une rencontre presque banale, un musicien participant au tournage d’un film sur des sans-abri, un vieil homme sobre, dans le concert ivre des pauvres hères aux ballades sentimentales, qui fredonne un air religieux : Gavin Bryars récupère des enregistrements sonores non retenus pour le documentaire et y ajoute une orchestration. Créant ainsi un morceau des plus poignants, l’un de ses plus grands succès et un hommage très tendre, par dessus-tout, au vieillard, artiste malgré lui, qui jamais n’entendit ceci :

Jesus blood never failed me yet, une version

Il existe en effet plusieurs versions, de longueur variable, Tom Waits a même prêté sa voix à l’une d’elles. A dire vrai, j’ai un faible pour la version plus dépouillée, mais j’en laisse juger qui voudra : c’est de toute manière une pièce rare.

 

Jesus blood never failed me yet - Gavin Bryars, old man in the street dans Musique bryars

Gavin Bryars (classical.net)

 

Publié dans:Musique |on 9 mai, 2015 |Pas de commentaires »

Une ouverture – « Metamorphosis », 56’10 ‘ ‘

https://www.youtube.com/watch?v=_hMw1C6fPt8

Pour prouver ma bonne foi, en quelque sorte, mais aussi et surtout parce que je laisse librement mon goût présider à la garniture de ce site, je fais aujourd’hui appel à un compositeur encore en vie, un artiste contemporain, donc, né dans le Maryland en 1937. Ce n’est pas vraiment le genre que l’on étudie ardemment en cours de musique au collège, c’est un pionnier de la musique minimaliste. Je ne vous cacherai pas mes scrupules : j’avais lu un article sur le minimalisme avant d’écouter Glass, aussi ne m’attendais-je pas à être secoué : j’avais entendu, par le hasard d’une radio laissée allumée très tard dans la nuit, Jesus Blood Never Failed Me Yet de Gavin Bryars, auquel il faut absolument que je consacre un article. Mais Philip Glass était réputé plus minimaliste encore : le travail entêtant autour d’un même thème, parfois à peine varié, au piano seul, me laissait perplexe, mais à tout prendre, rien n’est fixé tant que je ne me suis pas jeté à l’eau, me disais-je.

C’est ainsi que j’ai découvert il y a deux ou trois ans cet album, où l’interprète Branka Parlic rend particulièrement bien honneur à Glass. Tout l’album mérite la plus grande attention, c’est une musique assez sombre, et assez violente, qui me semble incontestablement belle, en particulier les pistes « Madrush », « Wichita Wortex Sutra », « Opening » ainsi que « The Hours ». Mais si j’ai appelé cet article « Une ouverture », c’est parce qu’Opening, bien que très court, m’ouvre à un vrai univers, original : j’ai un faible pour les musiques tristes, et je crois que la technique minimaliste rend vraiment service à ce genre d’émotion. Très calmement, mais au fond dans la plus grande agitation. Une sorte de ritournelle de l’espoir, les notes remontent vers l’aigu, redescendent insensiblement, et cela recommence encore et encore, jusqu’à l’apaisement final… où l’on pourrait repartir sur le début du morceau.

Et je lis en cherchant une illustration que Philip Glass réfute le terme de musique répétitive, au titre qu’il le trouve trop « restrictif ». Qu’en pensez-vous ?

Je joins un cliché de l’interprète, non pas que je sois un fan avéré, mais je trouve que sa version d’Opening est de loin la plus percutante, la plus nuancée, mais je suis bien loin de connaître tous les enregistrements…

 

Une ouverture -

Philip Glass (http://blog.lefigaro.fr/deletraz/2009/11/le-debarquement-de-philip-glas.html)

49655485 Branka Parlic dans Musique

Branka Parlic
(http://userserve-ak.last.fm/serve/252/49655485.jpg)

 

 

Publié dans:Musique |on 26 avril, 2015 |Pas de commentaires »

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